événements annuels


SAINT BLAISE

 Évêque et Martyr (316)

 

 La Saint Blaise, fixée le 3 février, a toujours constitué une date importante du calendrier agricole. Saint Blaise est né en 280 en Asie Mineure. Il apprend la médecine et guérit les hommes aussi bien que les animaux. Réputé très tôt n’être que « douceur et sainteté »  il est élu Évêque par le peuple qui l’entourait d’une grande estime. Il réalise quelques miracles qui sont restés célèbres. (Une femme lui apporte son enfant qui étouffe à cause d’une arête de poisson fichée dans sa gorge. Blaise lui impose les mains, prie Dieu et sauve l’enfant. Une autre femme raconte à Blaise qu’un loup lui a volé son porcelet, son unique bien. Blaise la rassure et le loup rapporte le porcelet.)

C’est ainsi que généralement Saint Blaise est invoqué pour la protection des animaux, pour la guérison des maux de gorge et pour les maladies des enfants. C’est ce don à calmer les affections d’origine gutturale que serait né le proverbe : « devant Saint Blaise, tout le mal s’apaise ».

Saint Blaise est martyrisé avec des peignes de fer.

Il sera finalement décapité en février de l’an 316.                                                             



SAINTE CECILE

 

 

Patronne des musiciens, des luthiers et des fabricants d’instruments de musique.

 

Le réveil de la montagne de Poule et l’harmonie de Saint Just continuent la tradition de fêter leur Sainte Patronne chaque année. Mais qui est au juste Sainte Cécile ? Elle naquit dans une noble famille pratiquante de Rome. Elle possédait tous les dons de grâce, de beauté et d’innocence qu’une jeune fille pouvait avoir .Riche et cultivée, elle est fervente des arts et possédait un talent particulier pour la musique.

 

 Très jeune, elle voua sa vie à Dieu et fit vœu de virginité. Contre son gré, son père la maria à un jeune païen nommé Valérien. Après plusieurs jours de prière et de jeûne arriva la nuit des noces. Elle révèle son secret à Valérien et lui demande de respecter sa virginité ainsi que de se convertir. Valérien, homme remarquable et de grande compréhension accepte la grâce de Dieu qui planait et avec l’aide du Pape St Urbain, il se convertit au christianisme et se fit baptiser. Valérien qui aimait beaucoup son frère Tiburcius lui demande de l’accompagner dans la foi. Son vœu fut accepté et son frère reçu lui aussi le baptême.

 Mais les persécutions cruelles contre les chrétiens, perpétrées par l’empereur Marc-Aurèle eurent raison des deux frères. À cause de leur ardeur à ensevelir les corps des martyrs chrétiens dans les catacombes romaines, ils furent arrêtés et exécutés aux alentours de Rome.

 Bravant le danger, Cécile mis sa maison à disposition pour prêcher la foi et de plus en plus de gens se convertissaient. Elle fut elle-même arrêtée et condamnée à mort .Rejetant une exécution publique, elle fut enfermée dans la salle de bain de sa maison afin d’y mourir suffoquée par la vapeur. Ni la chaleur et la vapeur n’eurent raison d’elle, aussi il fut ordonner de la décapiter. Le soldat la frappa à trois reprises mais en vain et la laissant abandonnée, gisant dans son sang. Des chrétiens se précipitèrent pour soigner ses blessures, Elle survécut trois jours pendant lesquels elle n’avait de cesse  de prêcher sa foi et d’encourager les pauvres. Elle mourut le 22 novembre de l’an 230.

 Elle fut inhumée dans les catacombes de St Calixte. Après plusieurs changements de lieux, Cécile et Valérien furent à nouveau réunis pour l’éternité. Leurs reliques se trouvent sous le grand autel de l’église Sainte Cécile de Trastevere.

 Sainte Cécile, l’une des martyrs des débuts de l’Église a vu sa vénération devenir universelle en 1584 lors de la création de l’Académie de musique de Rome.

 L’emblème de Sainte Cécile est devenu l’orgue.



LES CONSCRITS

  Dans nos villages de Haute- Azergues, la Fête des Classes : une tradition bien ancrée me direz-vous !

C’est à Villefranche/Saône que cette fête voit le jour voilà plus de deux siècles pour essaimer ensuite dans les communes des alentours.

 

En 1798, date de l’institution de la conscription, deux jeunes hommes de 20 ans sont convoqués à l’Hôtel de Ville et tirent au sort un numéro qui décide de leur avenir militaire : exemption ou séjour à durée variable dans des casernes en France ou dans la marine. Mais avant de partir servir sous les drapeaux, ils font la fête.

 C’est alors qu’en 1852, deux caladois, pleins d’humour, se présentent aux autorités vêtus d’un haut de forme et d’un habit noir. L’année suivante, leurs successeurs font de même et c’est ainsi que naissent les conscrits de 20 ans, puis ceux de 40 ans. Un jeune homme malade, craignant de ne pas atteindre la quarantaine, propose la fête des 30ans, puis ainsi de suite jusqu’aux 100ans.La coutume s’instaure et devient au fil des années la Fête des Classes.

 Dans nos villages, chaque année ceux qui ont  10, 20, 30, etc… se retrouvent le temps d’une journée pour marquer « ce temps fort » de leur vie dans la joie, l’amitié et le partage autour d’une table toujours conviviale.au cœur de la fête, une célébration est bien souvent demandée et la communauté paroissiale est heureuse de les accueillir pour prier avec eux à toutes leurs intentions.

 Que la Fête des Classes se perpétue encore longtemps pour la joie de tous.